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The Arrow and the Song

October 27, 2013 Rasel Rana 0 Comments

I shot an arrow into the air,
It fell to earth, I knew not where;
For, so swiftly it flew, the sight
Could not follow it in its flight.

I breathed a song into the air,
It fell to earth, I knew not where;
For who has sight so keen and strong,
That it can follow the flight of song?

Long, long afterward, in an oak
I found the arrow, still unbroke;
And the song, from beginning to end,
I found again in the heart of a friend.

Henry Wadsworth Longfellow (1807 – 1882)

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Rupture

October 26, 2013 Rasel Rana 0 Comments

Nous sommes brusquement détachés
et nous sommes restés
les doigt tendus comme si une girlande
s'était échappée de nos mains;

les yeux baissés
comme à la vue d'un cristal en morceaux:
le cristal de la coupe en laquelle nous bûmes
un vin délicat et pâle...

Comme si nous nous étions perdus,
nos bras
se cherchent dans l'ombre...Cependant
nous ne nos rencontrons plus!

Dans l'alcôve profonde
nous pourrions aller des mois et des ans,
à la recherche l'un de l'autre,
sans nous trouver...

Jaime Torres-Bodet

(Traduit de l'espagnol par Edmond Vandercammen)

Source: "Un demi siècle de poésie 2" - La maison du poète 1954

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Technique de pointe

October 16, 2013 Rasel Rana 0 Comments

Elle ne quittait plus la planche à clous en braille
Que lui avait écrite un vieil admirateur
Elle en aimait beaucoup le moelleux la douceur
Car moins pénible au dos qu'une botte de paille

Qui en outre faisait cracra voire pagaille
Surtout que mélangée à ces litres de pleurs
Que la belle versait étant d'aqueuse humeur
L'affaire eût eu de quoi retourner ses entrailles.

Jean-Marie Flémal

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Nighttime

October 12, 2013 Rasel Rana 0 Comments

Lying still and silent, I listen to the night,
The Emotions of a day gone by are dying with the light.

Busy places settle and enjoy the evening breeze.
The atmosphere is cleansed and given time to drift and breathe.

I think I hear the clouds, whisper with relief,
As the sun no longer sears through them and the winds’ cool underneath.

The orange glow from street lights can make a cosy place,
When weary eyes are rested by it’s false one-colour haze.

Threatening and fearful places of the day,
Are mellowed by the shadows as you slowly drift away.

A million moods may pass you by, if your senses are awake.
As a day is gone and one is ready now, for you to take.

©  Tamara Forge

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You

October 12, 2013 Rasel Rana 0 Comments

You’re so full of laughter


You couldn’t hear me crying


You’re eyes so full of joy


You didn’t see me dying


Dying in the dark, for you have all the light


Light that goes but nowhere, it drifts into the night


For all you’re love is wasted, on no-one else but you


And so deep down I hate you, I only wish you knew


© Tamara Forge

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Forgetfulness

October 07, 2013 Rasel Rana 0 Comments

Forgetfulness is like a song
That, freed from beat and measure, wanders.
Forgetfulness is like a bird whose wings are reconciled,
Outspread and motionless, --
A bird that coasts the wind unwearyingly.

Forgetfulness is rain at night,
Or an old house in a forest, -- or a child.
Forgetfulness is white, -- white as a blasted tree,
And it may stun the sybil into prophecy,
Or bury the Gods.

I can remember much forgetfulness.

Harold Hart Crane - 21 July 1899 – 27 April 1932

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Enfants d'Octobre

October 05, 2013 Rasel Rana 0 Comments

1

Des enfants
Les mains nues
les yeux et le cœur désertés
Par le rêve et l’espoir
Ont pris soudain la rue
A la gorge
En ce matin d’octobre…

Ils l’ont secoué si fort
Qu’elle s’est vidée
De son sang
En un tour
De mains nues
Pour laver de l’opprobre
un Peuple dépossédé
En ce matin d’octobre

2

Des enfants
Comme des bourgeons têtus
Aux regards sentinelles
Gardiens de la crête et des jours d’espérance…

La gorge pleine
De gros cailloux
De haine
Ont poussé
En ces matins d’octobre…
Des cris
Plus hauts
que les montagnes
de mensonges
Pendant si longtemps enfouis
au fond de leurs mémoires obtuses
Et que la raison refuse

3

Des enfants
Dos au mur
Pendant si longtemps
Fatigués
De soutenir
L’insoutenable
Se sont mis en marche
Dans la rue
Les mains nues
Et les yeux pleins de rêves…
Face à l’armée de leur peuple

Et des cris
gros
Comme des cailloux
Sortaient sans trêve
De leurs poitrines d’hommes !

4

Des enfants
Sans école
A l’alphabet dispersé
Aux nombres infinis
Des enfants sans sommeil
Qui s’inventent des lits
Pour s’endormir debout
Au creux d’un lampadaire
Dans Bab El Oued éteint.

5

Des enfants
sans usines et sans terres
Aux outils remisés
A l’ombre des colères
Surgissant de leurs yeux
Fourmillant de rêves insensés
De départs sans retours
Vers de lointains pays…

Dis moi
L’Australie c’est où ?
Et l’autre vie …
C’est beau
ou c’est bateau ?

6

Des enfants aux mains vides
Aux regards
Sans rêves et sans étoiles
Ont brisé les amarres
Un beau matin d’octobre
Et levé au grand mât
Des espérances folles
Les corolles
Grandes ouvertes
Des fleurs de Liberté.

SMB.
il y a vingt cinq ans
Baghdadi Si Mohamed

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Autumnal Wish

October 04, 2013 Rasel Rana 0 Comments

Bed me in autumn’s leaves, Beloved;
take me under this red-gold canopy,
under October’s crystal sky.
Lay yourself on me; cover me
like a carpet of shimmering gold.
Let me inhale autumn’s fragrance
with your rich, warm man-scent.
Silver frosts our hair, Beloved;
our eyes are shadow-grayed.
But the fires of our youth still smolder
in glowing embers needing but
a breath of crisp, sparkling air
to burst into vibrant flame
and warm an autumn’s night…
Share with me again this love
that has grown and ripened
nigh these thirty years
round, sweet and full as red apples.
The passion of youth is hot and quick,
but time has taught us patience
and the trembling joy of each kiss,
each sigh, each potent thrust.
We are Zeus and Demeter, locked
in love, in longing, in renewal.
This is our season, Beloved;
so bed me autumn’s leaves.


Deborah Kellogg  10/09/13


 

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Madrid

October 04, 2013 Rasel Rana 0 Comments

Madrid, princesse des Espagnes,
Il court par tes mille campagnes
Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs.
La blanche ville aux sérénades,
Il passe par tes promenades
Bien des petits pieds tous les soirs.

Madrid, quand tes taureaux bondissent,
Bien des mains blanches applaudissent,
Bien des écharpes sont en jeux.
Par tes belles nuits étoilées,
Bien des senoras long voilées
Descendent tes escaliers bleus.

Madrid, Madrid, moi, je me raille
De tes dames à fine taille
Qui chaussent l'escarpin étroit ;
Car j'en sais une par le monde
Que jamais ni brune ni blonde
N'ont valu le bout de son doigt !

J'en sais une, et certes la duègne
Qui la surveille et qui la peigne
N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ;
Certes, qui veut qu'on le redresse,
N'a qu'à l'approcher à la messe,
Fût-ce l'archevêque ou le roi.

Car c'est ma princesse andalouse !
Mon amoureuse ! ma jalouse !
Ma belle veuve au long réseau !
C'est un vrai démon ! c'est un ange !
Elle est jaune, comme une orange,
Elle est vive comme un oiseau !

Oh ! quand sur ma bouche idolâtre
Elle se pâme, la folâtre,
Il faut voir, dans nos grands combats,
Ce corps si souple et si fragile,
Ainsi qu'une couleuvre agile,
Fuir et glisser entre mes bras !

Or si d'aventure on s'enquête
Qui m'a valu telle conquête,
C'est l'allure de mon cheval,
Un compliment sur sa mantille,
Puis des bonbons à la vanille
Par un beau soir de carnaval.

Alfred de MUSSET (1810-1857)

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A te regarder…

October 02, 2013 Rasel Rana 0 Comments

1

A te regarder
Dormir
Dans la tiédeur
De ma main
Dans l’odeur du matin,

A te regarder
Sourire
Aux bourgeons de l’aurore
Couverture aux épaules
Et rosée aux paupières
Au pied de l’arbre lune,

A te regarder
Fleurir
Moiteur
De lèvres insulaires
Toute en rondeur de seins.

A te regarder
Partir
J’ai déjà si mal
De te savoir
Si loin.

2

A t’imaginer
Frémir
Aux ailes de nos murailles
Etoile aux branches nues
Criblées
De sommeils insolites
Tissant
De solaires soliloques
A l’heure
Où les souvenirs vont boire
Aux sources de mémoires
Interdites de rêver
D’insolentes escapades
Entre toi et Grenade.

 

3

A t’imaginer
Sourire
Regard et cristal
Scintillants
A vous brûler les doigts
Hirondelles fluettes
Se coulant
Souffle avide et reptant
Entre rêves d’apostrophe
Et musique sans strophes
Dans le soir
Des bruits qui tombent
Sur ma seule nuit silence
T’imaginer sourire
Et te savoir partie
J’ai si mal
De t’entendre
Si loin.

4

A te sentir
Fleurir
Solitaire à la rencontre
De la crête et du vent
Aux multiples sourires
Messages imparfaits
Qu’indéchiffre l’absence
De ma fièvre abolie
À l’abreuvoir du temps.

5

A t’entendre
T’éloigner
Chargée de voiles et de licols
D’encens et de symboles
Que tes cheveux répandent
Sur la toile de fragrances
Palimpsestes
Que seuls tes doigts remontent
A l’approche de ma voix.

6

A te deviner
Sourire
Danser et fleurir
Légère
Au débarcadère de la vie
Aux toutes dernières plages
Des départs sans retour…

7

Depuis longtemps déjà
J’ai si mal
De t’entendre pleurer
Dans la douleur tue
Au cœur
De ton absence
Danser et sourire
Danser …..
Puis partir
Pour ne plus jamais
Revenir.

Copyright Baghdadi Si Mohamed

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