Haiti

Ismaël Johnny

La femme qui ne vous aime
Est la ruine destructive a trop fuir
La folie a ne jamais embrasser
La fleur qui te couterait trop cherre
La chaire qui maudira ta chair
La passion a trop consumé !
Même en la transformant en riche reine
Elle ne parviendrait a t’aimer
Mais t’accepter un tout petit peu
Comme un trop laid chien
Qui l’avait sauvé
En le supportant trop hypocritement !
Laver son visage
En oubliant son corps !
La plus grande mission
D’un jeune –homme est de trouver
Celle qui l’aime trop
qui restera telle même après un siècle
la plus essentielle
Des trop essentielles !
Une chaire est une ballade
Une promenade
Même la plus chère !
Pour l’esprit
La chair sert de chaire

©Ismaël Johnny

Né le 27 juillet 1974 Ismaël Johnny est un jeune poète haïtien qui écrit en créole et en français il a déjà publié dans pas mal de anthologie en Haïti, « le mémoire d’un fou » est son premier recueil de poème.

By Mar_eli

 

Trop bon vantard comme quand il fait bon trop bon vent tard
L’idée de l’avoir pour chaise royal
Est comme une conquête légendaire
Pourtant c’est une réalité flagrante
Ayant pour maison « une victoire »
Beaucoup plus célèbre
Que celles qui sont nées avant
Car après tout devant le génie
Trouver de plus génial invention
Est joue aux mots masques
Tous n’ont accepte rien que pour créer
En tétant toujours d’aller plus loin
Que les autres superbes précédant (es) !
Esclave de trop cherche
Lie par les chaines trop lourdes de l’inspiration
Comme trainée par cent mille chevaux
Entrainé par des ombres considères comme des déesses
Ayant trop peu de rivaux
Car trop long de trop large
Mon pantalon dit niveau
Oui, je veaux des myriades de veux
Cent millions de siècle de bravos

©Ismaël Johnny

Ma patrie

By Mar_eli

Oh ! Mon pays crucifie
Ma plume pleure ton sang
Dégouline sur ma feuille  blanche
Je porte tes Maux dans mes os
Tes entrailles éparses dans tous les recoins du monde
Que reste-il de toi ?
Que des ossements de monuments historiques
De ton passe glorieux …

©Jameson Siliona

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Jameson Siliona est né le 15 septembre 1985 il est journaliste culturel il anime l’émission culture expo sur radio tropic fm 91.3 a port-au- prince,c’est un jeune poète haïtien qui écrit en créole et en français.

Sans ancre

By Mar_eli

J’écris à ciel ouvert
Le langage du corps
Au réveil des étoiles

J’écris à ciel ouvert
La rature d’un rêve
Qui dormait dans mon sommeil

Quand ma pensé
Dévoile le secret du temps
J’écris à ciel clos …

©Jameson Siliona

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Nuit blanche

By Mar_eli

La nuit danse sur mes paupières
Tous les vacarmes sont muets
Sous mon oreiller
Le tic tac de la pendule
Joue des fausses notes dans l’orchestre du temps
Et ma pansée reste figer
Dans le rythme des tambours
D’une société bizango
Qui danse dans mon lit

©Jameson Siliona

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Les Boat People

By Mar_eli

On les appelles les boat people
Des pauvres illettrés
En quête de liberté
A moitié affamés

On les appelles les boat people
Ils laissent tout derrière
Et prennent la mer
Adieu misère

On les appelles les boat people
Ils pensent vraiment
Sur un autre continent
Trouver contentement

On les appelles les boat people
Empilés sur un esquif
Petits, grands tous chétifs
Garde aux récifs

On les appelles les boat people

Ils voguent au gré de l’océan
A vos ordres commandant
Vivons pour le moment

On les appelles les boat people
Ballottés par les vagues
Des nuages plein d’orages
Souvent cause de naufrage

On les appelles les boat people
Sur un ton dérisoire
Un mépris sans savoir
On fait l’histoire

On les appelles les boat people

On les montrent du doigt
En faisant le signe de la croix
Et ils y croient

On les appelles les boat people

On rapatrie sans engagement
Les quelques survivants
Comme des mendiants

On on on…
Vous vous vous…
Avec vos sourires charmeurs sans pitié
Avec vos airs d’anges sans piété

C’étaient des hommes femmes et enfants
Qui cherchaient ailleurs
Une vie meilleure
Qui rêvaient de pouvoir enfin
Dormir dans un lit
Manger a leur faim
De se promener le soir
Sans avoir peur
Du noir
De pouvoir élever leurs enfants
Qu’ils sachent lire
Et écrire

C’étaient des hommes femmes et enfants
Qui croyaient que le bon dieu
Etait toujours bon
Et qu’il suffisait de vouloir
Et d’y croire
Pour pouvoir
Qu’ils n’avaient
Plus rien à perdre
Et tant à gagner
Pauvres malheureux
Qui préféraient voir
En fermant les yeux

On les appelles les boat people
C’étaient des hommes femmes et enfants
Qui ont finalement trouver la paix
Au fond des océans
Ils sont enfin heureux
Ils ne savent pas
Que leurs rêves
Sont morts
Et dort
Avec eux
Au fond des océans

Et les on et les vous
Qui n’ont jamais connu la misère
Continu dans cette savante ignorance
A les appeler avec fausse sollicitude
« les boat people »

Août 2002

Muriel Vieux

Avec l aimable autorisation de l’auteur