Bénin

Que ce mot invoque en moi
Tout ce qu’il y a de plus noble et de plus beau.
Des fois ce qu’il y a de plus triste.
Seul ton nom me rend ma force.
Et avec ton souvenir,
Je marcherai toujours droit.
Tout droit vers le noble but.
Mais Cotonou ! tu n’es qu’une ville.
Une ville bien-aimée parmi tant d’autres,
Une ville qui a recueilli tout un monde,
Même moi, puisque j’y suis né.
Pour moi tu es la plus belle des fleurs.
Une fleur que j’aimerais bien cueillir.
D’autres que moi pensent autant.
J’aurais aimé les voir pleins de courage.
Cotonou ! Fleur bien-aimée.
Ceuillez, ceuillez cette fleur.
Ou laissez à moi seule la belle.
Tant s’en faut si elle prèse sur votre cœur.
On ne vous en voudra pas pour elle.
Ne craignez rien et soyez discrets.
Oh ! mânes de nos aïeux.
Unissez à jamais vos enfants malheureux.

Anthologie de la Poésie d’Afrique Noire
©Hatier Paris – Juillet 1978

Toussaint Mensah Viderot