Algérie

Souvenir

By PDM

Ils ne restent que des souvenirs,
Ces jours qu’on a passés en commun.
Etant jeune, on n’a profité de tant de plaisirs
A présent, on nous a séparés du destin.
En ce temps là, nos nos ennuis semblaient fuir,
Ah ! Les longues veillées à deux, pleines d’entrain !

Avec toi, je voyais ces jours éternels
Où l’amour ne cesserait de prospérer.
Plus jamais d’amertume nouvelle
Et l’on verra la paix s’installer,
Car on nous a oint d’une inquiétude cruelle
Qui s’est enracinée dans le cœur pour durer.
Celle-ci a brisé notre espoir conventionnel,
Chacun de nous se retrouve désorienté.

Le lieu ou nous fîmes connaissance,
Je m’empresse de m’y déplacer.
Aussitôt, ton visage surgit dans ma conscience
Je le fixe des yeux, par des larmes inondés
Les ans nous ont séparés par coïncidence,
Ceux là mêmes qui ont lié notre amitié
A présent, elle s’avère sans importance
Puisque de moi, ils viennent de t’éloigner.

Quand le printemps nous a quitté,
Nous avons regretté la verdure.
Qui a cru à cette réalité
De nous voir plongés dans un vain futur ?
Maintenant que notre tour est arrivé,
Notre amour est balayé par le vent à vive allure.
C’est à croire qu’il n’a jamais existé,
Car dès le début, il avait déjà connu l’usure.

Ahmed ARARBI

Avec l’aimable permission de l’auteur

Publlié le 15 septembre a Paris chez les éditions EDILIVRE
dans un recueil de poésie intitulé “le regard vers le passé”

 

 Ahmed ARARBI

1

Des enfants
Les mains nues
les yeux et le cœur désertés
Par le rêve et l’espoir
Ont pris soudain la rue
A la gorge
En ce matin d’octobre…

Ils l’ont secoué si fort
Qu’elle s’est vidée
De son sang
En un tour
De mains nues
Pour laver de l’opprobre
un Peuple dépossédé
En ce matin d’octobre

2

Des enfants
Comme des bourgeons têtus
Aux regards sentinelles
Gardiens de la crête et des jours d’espérance…

La gorge pleine
De gros cailloux
De haine
Ont poussé
En ces matins d’octobre…
Des cris
Plus hauts
que les montagnes
de mensonges
Pendant si longtemps enfouis
au fond de leurs mémoires obtuses
Et que la raison refuse

3

Des enfants
Dos au mur
Pendant si longtemps
Fatigués
De soutenir
L’insoutenable
Se sont mis en marche
Dans la rue
Les mains nues
Et les yeux pleins de rêves…
Face à l’armée de leur peuple

Et des cris
gros
Comme des cailloux
Sortaient sans trêve
De leurs poitrines d’hommes !

4

Des enfants
Sans école
A l’alphabet dispersé
Aux nombres infinis
Des enfants sans sommeil
Qui s’inventent des lits
Pour s’endormir debout
Au creux d’un lampadaire
Dans Bab El Oued éteint.

5

Des enfants
sans usines et sans terres
Aux outils remisés
A l’ombre des colères
Surgissant de leurs yeux
Fourmillant de rêves insensés
De départs sans retours
Vers de lointains pays…

Dis moi
L’Australie c’est où ?
Et l’autre vie …
C’est beau
ou c’est bateau ?

6

Des enfants aux mains vides
Aux regards
Sans rêves et sans étoiles
Ont brisé les amarres
Un beau matin d’octobre
Et levé au grand mât
Des espérances folles
Les corolles
Grandes ouvertes
Des fleurs de Liberté.

SMB.
il y a vingt cinq ans
Baghdadi Si Mohamed

1

A te regarder
Dormir
Dans la tiédeur
De ma main
Dans l’odeur du matin,

A te regarder
Sourire
Aux bourgeons de l’aurore
Couverture aux épaules
Et rosée aux paupières
Au pied de l’arbre lune,

A te regarder
Fleurir
Moiteur
De lèvres insulaires
Toute en rondeur de seins.

A te regarder
Partir
J’ai déjà si mal
De te savoir
Si loin.

2

A t’imaginer
Frémir
Aux ailes de nos murailles
Etoile aux branches nues
Criblées
De sommeils insolites
Tissant
De solaires soliloques
A l’heure
Où les souvenirs vont boire
Aux sources de mémoires
Interdites de rêver
D’insolentes escapades
Entre toi et Grenade.

 

3

A t’imaginer
Sourire
Regard et cristal
Scintillants
A vous brûler les doigts
Hirondelles fluettes
Se coulant
Souffle avide et reptant
Entre rêves d’apostrophe
Et musique sans strophes
Dans le soir
Des bruits qui tombent
Sur ma seule nuit silence
T’imaginer sourire
Et te savoir partie
J’ai si mal
De t’entendre
Si loin.

4

A te sentir
Fleurir
Solitaire à la rencontre
De la crête et du vent
Aux multiples sourires
Messages imparfaits
Qu’indéchiffre l’absence
De ma fièvre abolie
À l’abreuvoir du temps.

5

A t’entendre
T’éloigner
Chargée de voiles et de licols
D’encens et de symboles
Que tes cheveux répandent
Sur la toile de fragrances
Palimpsestes
Que seuls tes doigts remontent
A l’approche de ma voix.

6

A te deviner
Sourire
Danser et fleurir
Légère
Au débarcadère de la vie
Aux toutes dernières plages
Des départs sans retour…

7

Depuis longtemps déjà
J’ai si mal
De t’entendre pleurer
Dans la douleur tue
Au cœur
De ton absence
Danser et sourire
Danser …..
Puis partir
Pour ne plus jamais
Revenir.

Copyright Baghdadi Si Mohamed

Les paroles sont semblables aux abeilles,
Possédant miel et venin.
Tantôt un excès de saveur sans pareil,
Tantôt, elles sont pires qu’un surin.

Un seul mot peut te hisser
Vers l’apogée et la gloire.
Tu connaitras les sommets,
L’aisance et le pouvoir,
Les portes s’ouvriront d’un trait,
Des richesses à gogo vont pleuvoir.

Un seul mot peut causer ta chute,
Tu mordras la poussière.
Tu perdras tout en une minute,
Tout comme par un mystère.
Dont la discussion que tu débute,
Pèse bien les mots que tu profères.

Un seul mot peut changer ton attitude,
D’un coup, il modifie ton humeur.
Tu le rabâches avec hébétude,
Il trouble ta paix intérieure.
Il te fera perdre ta quiétude,
De tes entrailles jaillira la vapeur.

Un seul mot te sera remède,
Il te guérira du mal passé.
Tu jouiras de la gaieté qui succède,
Tu seras réjoui et rassuré.
Ton écho te sera une aide,
Il sera aisé à tes côtés.

Un seul mot te causera des blessures,
Ses plaies sont pires que celles d’un couteau.
Pauvre âme qui souffre et endure,
On dirait des sabres qui traversent la peau,
Les larmes coulent à flot sur la figure,
Le corps semble être dans un fourneau.

Un seul mot te procurera l’ivresse,
Il est pire que le vin et la drogue.
Son effet est tel un océan que l’ouragan traverse,
Ton esprit sera saisi de sensation analogue.
Et tu passeras des nuits blanches sans cesse
Les soucis seront ton épilogue.

Ahcene Mariche 

Un jour, en pleine Nature,
…Enfoui sous la verdure,
Un bourgeon m’a souri.
Le regard ému et attendri,
Je l’ai délicatement cueilli ;
Soudain, il s’est épanoui,
Transformé en rose de l’amitié,
Au grand cœur passionné,
Aux tendres pétales colorés,
Au doux parfum printanier.
Cette belle et sensible fleur
Sème l’odeur du Bonheur.

© Katia Hacène

http://katiahacene.monsite-orange.fr/

 

Ma poésie

By Mar_eli

Kechida Walid

Les gens parlent
Et je parle,
Je le fais avec mon cœur
Et avec, je chante et je pleure
Je chante mes sentiments
Et je pleure le future effrayant
Je crie au long de ma route
Mais personne m’écoutent
Et avec ma plume noire
Je dessine de belles histoires
Des souvenirs du printemps
Que je vais me rappeler à tout moment
Des images de jeunesse
Qui feront des sourires à la vieillesse
Une fleure tout en blanc et vert
Qui changera l’obscurité d’hiver
Je dessine des bougies
Qui éclaireront un trajet
D’un aveugle perdu
Ou d’un fol étourdi
Car personne n’est assez prudent
Pour éviter les obstacles de la vie encombrants
J’essaie de guider
Et je suis guidé
Je suis mon cœur
Partout et à tout heures
Il me parle et me raconte
Qu’il est prisonnier de ma langue
Alors que la plume le libère
Pour écouter à ses histoires
Car si il restera encore prisonnier
Il s’éclatera du mal entouré
Alors il se détache et se libère
Et raconte les histoires du printemps et d’hiver
Ma plume écoute et écrit
Et ma langue apprenne et lit
Des formules qui attirent les gens
Et qui chantent aux parents
Chantent des larmes de peur
Et des sentiments du malheur
Des formules qui dansent
Au chant de la vengeance
Qui dessinent des sourires
Aux visages en train de souffrir
Des formules qui sculptent
Des mémoires imposantes
Mes formules ne sont pas de la magie
Ils sont de l’art de la poésie

avec aimable permission de l’auteur

Kechida Walid

Dans la forêt de l’amour, je suis perdu
Comme un fol aveugle étourdi
Sans aucune réponse, je me demande
Je raconte mes sentiments au monde
Est-il juste que je sois victime de l’amour
L’amour d’un ange qui s’enfuit et court
Est-il temps d’être victime
Est-il temps de vivre en amertume
Celle que j’aime va bientôt partir
Dois-je attendre, patienter, ou courir

Dis-moi qu’est-ce que je dois faire
Où est-ce que je vais au milieu du désert
J’ai suffisamment patienté et suffisamment souffert
Dois-je laisser tout sombre ou rendre claire
Car mon cœur est en plein colère
Et je ne sais qui suivre, j’ai perdu le flair

Mes larmes tombent sur ma feuille blanche
Ainsi que l’encre noire, découpent mon cœur en tranches
Dessinent l’histoire de l’amour interdit
Et la joie qui vienne chaque samedi
Mais elle ne sera jamais complète
Autant que les âmes ne sont l’une à l’autre
Je me demande et je me questionne
Faut-il que j’abandonne
Ou dois-je attendre la lune de mai
Qui me donnera le sens du verbe « aimer »

Dis-moi qu’est-ce que je dois faire
Où est-ce que je vais au milieu du désert
J’ai suffisamment patienté et suffisamment souffert
Dois-je laisser tout sombre ou rendre claire
Car mon cœur est en plein colère
Et je ne sais qui suivre, j’ai perdu le flair

Y’a-t-il une chose que je dois faire
Ou dois-je laisser passer à loi d’univers
Des choses qui passent sans intervenir
Mais ces choses nous font vraiment souffrir
Mr. le temps, puis-je te faire confiance
Promis moi que tu arrêteras cette vengeance
Promis moi que tu me laisse plus pleurer
Non, peut-être tu ne dois pas jurer
C’est moi qui dois arrêter à penser
Et arrêter de croire aux romans français

Dis-moi qu’est-ce que je dois faire
Où est-ce que je vais au milieu du désert
J’ai suffisamment patienté et suffisamment souffert
Dois-je laisser tout sombre ou rendre claire
Car mon cœur est en plein colère
Et je ne sais qui suivre, j’ai perdu le flair

Mon cœur et ma tête sont en dispute
Qui dois-je suivre et à quel but
Je dois peut-être rester muet
Attendre le destin et ses surprises cachées
Mais je sais que le trésor n’est le mien
Et d’attendre ne résout rien
Ton souvenir sera toujours en mémoire
Et au monde, je la raconterai avec gloire
Avec ma plume, je dessinerai ton image
Et mes yeux n’oublieront jamais ton beau visage

avec l aimable permission de l’auteur

ces mots risquent de te choquer et
je risque de te déplaire mais
j’agis sous le feu
d’une sensation
étrange qui imprègne mon âme
à chaque fois que je te revois la
main que je te tends traduit
un peu de cette ferveur qui
m’anime car je n’ose encore
te parler de passion
tout le reste dépend de Toi

Chakib Hammada

Extrait de « Soleils séquestrés », poèmes, inédit.

Avec l’aimable authorisation de l’auteur

Photo: “Djurdjura Mountains” Copyright: Amadej Trnkoczy

Photo: “Djurdjura Mountains”
Copyright: Amadej Trnkoczy